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10 octobre à 19h : vernissage, concert & performances

11 octobre à 18h : rencontre débat autour du texte & performances

Aurélie Gravas — Amélie Cabocel — Axel Claes — Amélie Dubois — Anne Kawala — Andreas Stathopoulos — Célia Jankowski — Collectif GuèR-BeZ — Conoculus Collective — Damien Guggenheim — Estelle Brun — Evgenija Wassilew — Florent Pinzuti — Julien Bruneau — Katia Gosselin — Laëtitia Badaut-haussmann — Marc Schepers — Pauline Fouché — Rebecca Digne — Sim Cha Chi — Tom Nisse — Virginie Grahovac

Le projet d’exposition VERSIONS, organisé par Céline Marique et Élise Leclercq au RTT, fait écho à leur rencontre. Des années plus tôt, à Bruxelles, elles s’étaient croisées dans un lieu où les notions d’expérimentation, de collectivité, de marge y étaient alors expériences quotidiennes. De là, leurs démarches artistiques se sont construites entre deux pôles en apparence opposés qu’elles ont longtemps confrontés à travers leurs échanges. L’une partant de l’intime et l’autre du public, ces deux chemins paradoxaux étaient aussi complémentaires. Ils posaient tous les deux, à leur façon, la question de la marge et du rapport aux autres. Le texte La Fortune de Georges Bataille qu’elles proposent aujourd’hui comme point d’ancrage de l’exposition collective VERSIONS est ainsi le prolongement de ces échanges.

En découvrant La Fortune, elles ont eu le désir de partager ce texte avec d’autres personnes ayant une pratique artistique, tout en sachant qu’il serait détourné, décomposé, mis à mal et peut-être même vidé de son sens. L’ambition a été alors de créer une exposition sous la forme d’une cartographie de propositions artistiques, autant de chemins échappant aux réponses hâtives et limitantes à ce texte. Initier une mise en dialogue visuelle et sonore ouverte qui influencerait ses lectures possibles. Ceci, au regard du texte lui-même, jamais reçu de la même façon et se teintant différemment selon l’état physique et mental du lecteur.

L’exposition s’inscrit en dehors des institutions, de la reconnaissance et des soucis de rentabilité du monde artistique habituel. Isolés dans leurs pratiques, les artistes sont trop souvent rassemblés artificiellement dans des expositions collectives pour y être mis en concurrence. Ici, le temps de l’exposition est donc aussi un temps pour repenser les rapports qui s’engagent dans ce type de mise en dialogue : entre le propos d’un texte et des interprétations artistiques, entre les différentes propositions elles-mêmes, entre les spectateurs et ce qui est présenté, entre un lieu de vie collectif et un projet artistique éphémère.

L’exposition VERSIONS sera l’occasion d’explorer chaque jour de nouveaux liens, de nouvelles interactions. En partant de l’idée qu’il n’est pas possible d’entrer en résonance avec La Fortune de quelque façon que ce soit sans s’en remettre au hasard, à la dimension aléatoire des évènements et des rencontres.